Une appli de garde alternée, on l’imagine à deux. Deux parents, un calendrier commun, tout le monde à jour.
C’est la promesse de départ du genre, et c’est aussi sa difficulté principale : il faut que les deux s’en servent.
Pimprenel part de l’idée inverse. Elle doit servir un parent seul.
Parce qu’avant d’être séparés, on est en rupture. Et une rupture, c’est aussi le moment où ce qui vient de l’autre ne passe plus. Dans un sens comme dans l’autre.
« J’ai trouvé une appli, inscris-toi avec moi. » Entre potes, ça marche. Entre ex, ça ne veut pas dire la même chose.
Même quand tout va bien entre les deux, la proposition est délicate. Quand ça ne va plus, elle n’a aucune chance.
Je n’ai pas vécu cette situation. Ma séparation se passe bien, je ne peux même pas me mettre à votre place. Ce que je peux raconter, c’est pourquoi Pimprenel s’utilise seul, et ce que ça change quand personne d’autre ne tient le planning.
Quand l’autre parent ne coopère pas, le planning existe quand même
Un planning à deux, c’est un accord. Un planning à un, c’est un repère.
Un repère tient tout seul. Il n’a besoin de la validation de personne pour vous dire où vous en êtes.
Pendant nos trois mois de 5-2-2-5, le tableau tenait parce qu’il avait été mis en place et qu’il était l’unique document figé.
Un coup d’œil, et vous savez
J’ai déjà fait défiler trois semaines de messages pour retrouver une heure de rendez-vous que j’avais pourtant bien lue.
Vous ouvrez, vous voyez la semaine. Les journées de garde, les rendez-vous, ce qui est prévu où.
Vous touchez un événement, le détail s’ouvre. L’heure, le lieu, ce qui avait été convenu.
C’est la chose la plus banale, et c’est celle qui sert tous les jours.
La demi-journée de janvier
Poser une année entière à la main, c’est une corvée que personne ne raconte parce qu’elle n’a rien de dramatique. Elle est juste longue.
Sur notre tableau, l’année se posait comme ça. Compter les semaines. Colorier les cases une par une en respectant le rythme. Recommencer quand on s’apercevait qu’un décalage s’était glissé quelque part au printemps.
Une demi-journée. Et à refaire l’année suivante.
Pimprenel pose l’année d’un coup. Vous choisissez le rythme, vous dites à quelle date il commence, et l’année entière tombe. Et les suivantes. Les vacances scolaires se calent dans la foulée.
Une fois. Pas tous les ans.
Un planning ne circule pas qu’entre vous deux
Mon tableau, je l’ai imprimé, et je l’ai donné à mes parents.
Pour qu’ils sachent quand ils garderaient Fiston pendant les vacances. Et si Noël ou le Jour de l’An se ferait ensemble, ou pas.
Ils n’allaient pas installer une application pour ça.
Autour d’un enfant, il y a toujours quelqu’un qui organise quelque chose. Des grands-parents, une nounou, la personne qui récupère à l’école un mercredi. Ils ont besoin des dates, et de rien d’autre.
Le planning annuel sort en PDF. C’est une feuille qu’on donne. Elle ne demande ni inscription, ni compte.
Et si vous voulez la donner à l’autre parent, elle ne lui demande rien non plus. C’est peut-être la seule forme de partage qui reste possible quand plus rien d’autre ne passe : celle qui ne demande rien.
Les dates dans votre agenda, sans les recopier
Notre tableau vivait en ligne, et les dates n’existaient nulle part ailleurs.
De temps en temps, j’en recopiais quelques-unes dans mon agenda Google, ou dans l’Outlook du boulot. C’était rare. Le rythme, je l’avais en tête.
Le rythme, oui. Les exceptions, non.
Un week-end décalé, une semaine échangée en avril, et six semaines plus tard ma mémoire déroulait tranquillement l’alternance normale. J’ai eu plusieurs fois cette sueur froide en rouvrant le tableau : la case ne disait pas ce que je croyais, et il fallait revoir mes plans.
Une fois, ça a failli être grave.
Pimprenel envoie les journées de garde dans l’agenda que vous utilisez déjà.
Sur iPhone, c’est un geste. Sur Android, ça se règle depuis un ordinateur, et l’appli vous montre la marche à suivre.
Une fois posé, c’est fini. Les journées de garde s’affichent toutes seules, à côté des rendez-vous, des anniversaires et du reste.
Les messages qu’il faut bien envoyer
Chez nous, ces messages ne coûtent pas grand-chose à écrire. On s’entend bien.
Ils prennent du temps quand même. Une case du tableau, une heure, un lieu, et il faut en faire une phrase propre. Puis la relire, parce qu’un chiffre mal recopié se transforme vite en malentendu.
Pimprenel prépare ces messages. Le texte est court, factuel, neutre. Vous le relisez, vous le corrigez si vous voulez, vous l’envoyez par SMS, par WhatsApp ou par email.
Ce qu’un planning fait pour celui qui le tient
Il dit votre rythme, semaine après semaine, sans que vous ayez à le recalculer.
Il garde la date que vous avez posée il y a trois mois, le jour où vous ne vous en souviendrez plus.
Il garde une trace de ce qui a été convenu. Une date, une heure, un changement accepté. Pour ne pas avoir à s’en souvenir.
Et chez nous, il répond à la question du matin :
Qui vient me chercher ce soir à l’école ?
Ce soir c’est moi. On a échangé le week-end.
Sans avoir à demander à personne.
Ce que Pimprenel ne fait pas
Elle ne fait venir personne. Si l’autre parent ne s’inscrit pas, elle ne le remplace pas et elle ne le relancera pas à votre place.
Elle ne répare rien entre vous. Un calendrier ne change pas une relation.
Et elle ne dit rien du droit. Si votre situation touche à ce terrain, c’est un professionnel qui vous répondra, pas une appli.
Ce qu’elle fait tient en une phrase : elle rend l’organisation tenable pour une seule personne.
Et vous ?
Est-ce que votre planning tient sur vous seul ?
Je ne vous demande pas si ça se passe bien. Juste comment vous faites pour qu’il tienne.
Racontez-moi, je lis les réponses. 🙂
Posez votre planning sans attendre l’accord de personne.
Sans inscription, en une minute. Il est à vous, il tient tout seul, et personne d’autre n’a besoin de s’y mettre pour qu’il vous serve.
Montez votre planning
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