Je suis du matin. Ce matin-là, Fiston dormait encore dans la chambre d’à côté et je scrollais mon téléphone.

Un extrait de La Belle au bois dormant est passé. Je ne sais même plus si c’était sur Facebook ou sur YouTube.

Je suis resté dessus. C’était la scène des trois fées.

Ça faisait des mois que je tournais autour d’un projet sans savoir comment l’appeler.

Avant le nom, il y avait un tableau Excel

Depuis la séparation, je tenais un tableau de la garde. Des formules, des couleurs alternées pour les semaines, un onglet pour les dépenses. J’y ai passé des heures.

Ce qui comptait, ce n’était pas qu’il soit beau. C’est qu’il était partagé avec sa maman. Une seule version, la même pour nous deux.

Quand je le montrais à d’autres parents séparés, la réaction était toujours la même.

"C’est ça qu’il me faut."

À force de l’entendre, je me suis dit qu’il y avait peut-être là un métier. En tout cas quelque chose qui me paraissait plus utile que les tableaux de bord que je produis au bureau. Le projet a germé doucement. Pimprenel n’existait pas encore, même dans ma tête.

La fée qui ne peut pas annuler le sort

Après cet extrait, j’ai fait mes recherches sur le dessin animé et sur les fées.

Dans la version française de 1959, elles s’appellent Flora, Pâquerette et Pimprenelle. (Chez Perrault, les fées n’ont pas de nom. Ce trio-là vient bien du film.)

Les deux premières ont déjà offert leur don quand Maléfique surgit et jette sa malédiction. Pimprenelle, elle, n’a pas encore parlé.

Elle n’annule pas le sort. Elle ne le peut pas, aucune des trois n’a ce pouvoir.

Alors elle fait autre chose de son don. Elle l’adoucit. À la place de la mort, un sommeil. Et un réveil possible.

C’était exactement la place que je cherchais pour mon outil.

Personne ne va défaire votre séparation, et surtout pas une application. Ce qui reste, ce sont vos enfants et toute l’organisation qu’il faut mettre en place. Les récupérations, les changements exceptionnels, les dates qu’on échange. Ça, ça peut être adouci.

Et puis Pimprenel sonnait bien.

« Ça ne dit pas ce que fait ton app »

Quand j’ai annoncé le nom autour de moi, tout le monde a trouvé qu’il collait. Avec la même réserve, unanime elle aussi.

"C’est joli, mais ça ne dit pas ce que fait ton app."

Ils ont raison. Il n’y a ni "garde", ni "planning", ni "calendrier" dans Pimprenel. Pour se faire connaître, c’est un handicap, et je le sais très bien.

Je l’ai gardé quand même. Il y a de la technique derrière, beaucoup, mais ce n’est pas de la technique qu’on cherche quand on vient d’apprendre qu’on va devoir organiser la vie de son enfant, ou de ses enfants, sur deux maisons ou plus. Je préfère qu’elle reste en arrière-plan et qu’elle fasse son travail sans se faire remarquer.

Ce que mon tableau réglait sans que je m’en rende compte

Il y a une chose que ce tableau faisait très bien, et que je n’ai comprise qu’après.

Il était factuel. Il ne disait pas qui avait demandé quoi, ni sur quel ton, ni qui avait cédé la dernière fois. Il disait juste : ce jeudi-là, c’est toi.

Quand c’est écrit et que les deux parents regardent la même chose, il n’y a plus grand-chose à discuter. C’est écrit, c’est entendu. Beaucoup de disputes n’ont même pas lieu.

Et quand l’autre parent ne suit pas, ça reste utile. Savoir soi-même où on en est et le communiquer, c’est déjà la moitié du travail. C’est même la raison pour laquelle Pimprenel s’utilise seul.

Pimprenel garde cette mémoire commune, et je peux la ressortir. Pas pour compter les points. Pour qu’on ne rediscute pas la même chose tous les mois.

Le tableau, lui, avait ses limites, et je les ai touchées du doigt le jour où j’ai failli oublier d’aller récupérer mon fils. Il ne prévient personne. Il attend qu’on l’ouvre.

Le reste, je l’ai trouvé après

Nounours, je ne l’avais pas vu venir. Dans Bonne nuit les petits, il passe chaque soir voir Nicolas et Pimprenelle. Il les écoute, il joue avec eux, il les console quand ils ont du chagrin. Puis tout le monde s’endort. Pour une application qui sert surtout à savoir où les enfants dorment ce soir, je ne vais pas m’en plaindre.

Et puis il y a la fleur. Je savais que la pimprenelle en était une, mais j’aurais été bien incapable de la reconnaître dans un pré. C’est une vivace robuste, aux fleurs minuscules et sans pétales, le genre à passer inaperçue. Son nom savant, Sanguisorba, vient du latin sanguis et sorbere, absorber le sang : on lui a longtemps prêté le pouvoir d’arrêter les saignements.

Je n’avais rien prévu de tout ça. Mais pour un nom qu’on trouve pas assez descriptif, il finit par en dire pas mal.

Et vous, vous attendez quoi d’un outil de garde ? Qu’il vous organise, ou qu’il vous protège ? Les deux réponses sont légitimes, mais elles ne mènent pas du tout au même produit. Racontez-moi, ça m’intéresse vraiment.

Le plus simple, c’est de le voir.

Vous posez votre planning et vous le faites défiler jusqu’aux prochaines vacances, sans inscription, en une minute. C’est déjà utile, rien que pour vous.

Montez votre planning

Et si vous voulez la suite, laissez-moi votre prénom et votre email : je vous fais signe dès qu’une place se libère dans la bêta.